samedi 3 mars 2012

matin

Le matin tout s’emmêle, pêle-mêle, une journée à affronter, sur le front de la vie se tissent ceux qui fléchissent. Hisser les couleurs, à la bonne heure. Se rassembler pour se sentir entier, pour avancer dans la journée. L’angoisse, poisse mélasse, boumielise le corps sans franchise. Traitre mot qu’est celui du réveil, flanche la bouteille vermeille. Il faut tirer à soi les morceaux éparpillés, par ci par là, sans parcimonie. Tout est éclaté, le sentiment d’exister s’est fait la malle, vous laissant nu sur la dalle. Ça transperce le corps en dé-corps, de part en part tout happe, tout zappe, rien ne garde consistance, le vide-à-vide aspire toute forme de vie, ne laissant plus que la terrifiante errance. Rance aigreur, la lie se lit seule, et la mort feule. Vouloir pour ne pas choir ; mais la volonté est à point nommée comme un mauvais soufflé. Funambule qui cherche en vain un équilibre dans tous les calibres, les pas se font hésitant et tremblant, corps déchiqueté, ô la chaire ensanglantée, la pulsoyance ne trouve plus de sens, encense le mortifère qui fait que s’écroule chaque pierre, hier encore en bonne santé, insupportable calamité.

Le sommeil crée un havre sécurisé où il possible de se reposer. La couette enveloppe le corps, l’empêchant  de partir en flop. Alors quand le jour pointe son nez, et que de force il faut s’extraire de ce nid béni, la tension malmène tant et tant les sillons de l’être. Passer d’un univers où la douceur éloigne la frayeur à un univers où la douceur se meurt, ainsi en va de la matinée qui pointe son nez. Passer du confort du sommeil à la bouffée d’angoisse qui n’a de cesse de faire ployer même les plus avisés. Oppression , le vide fait suffoquer, impossible de se dire que ça va aller quand tout le corps est liquéfié. L’éternel instant, sidération, la bouliémisation fait son apparition.

La parole s’enferre dans des cratères . La quintessence a perdu sa pulsoyance. Les mots deviennent des coques vides sur lesquelles glissent les sensations, vide-à-vide plein d’angoisses. Les courbures lettrées en revanche ancrent dans le corps des ressentis qui semblent sinon s’évaporer en un frisson. Ecrire pour ne pas sombrer, pour pouvoir partager ce qui traverse, bercent les courbures lettrées.

La matinée s’en fut passée, danse l’éternité, et tous les jours recommencer.  

mardi 7 février 2012

moins que rien

Moins que rien, tu ris, hein… Être être de peu, jamais paisible, sous haute tension, tords les sillons de l’être. Les mots se font rares, la fontaine asséchée, les courbures lettrées ont bien du mal à se poser. Oser les personnages, dans les bris des âges, là où la maladie ronge par l’intérieur ; impossibilité à se lier autour d’un centre, les personnages vont et viennent, martèle le morcellement en tout temps. Tout en marchant, tout tend vers l’assiègement, île perdue dans l’espace, chute infinie qui ne laisse aucune trace. Désagrégement par les forces du vide à-vide, l’asprasse terrasse dans un tour de passe-passe. Sensation d’être engluée et de ne rien pouvoir tenter. Tant et si bien que chaque petite chose à faire demande une énergie sans sursis, la peine sera en ferme, enfermée, boumiélisée. Ne même plus trouver les courbures lettrées qui puissent traduire sans bruire la face cachée de l’iceberg. Existe-t-elle cette partie cachée, dans les tréfonds sans fond ? Se détester au point de vouloir tout arrêter. La pulsoyance s’enfuit de jour comme de nuit.

Moins que rien, tu ris, hein… Mépris de ce qu’on est, sans discussion, puérile, sans initiative, grosse masse de glaire qu’est ce corps-machine. Même pas capable de subvenir à ses besoins, comme une toute petite, besoin d’être portée et rassurée pour continuer à évoluer. Être sous haute tension, ne pas réussir à exister par soi-même, et ainsi avoir peur tout le temps de perdre ceux qu’elle aime. N’avoir plus de goût, plus d’élan vital, tout se fait la malle.

Juste envie de rester dans mon lit. Protégée dans une bulle, reposer le funambule. Un grand chagrin sans fin incube, infernal tube, sans qu’il ne puisse s’exprimer dans le champ des nuées. Sensation de lourdeur qui, sans erreur, vous foudroie le cœur. Difficulté à tenir arrimé ; impossibilité à évoluer dans de la légèreté. Légère atmosphère commanditaire d’une paisibilité qu’on ne réussit pas à contacter. Dialoguer avec la vie ne laisse aucun sursis. Si vous vous taisez quelques secondes, le voile du familier s’écroule, et le Réel brut s’abat dans la houle. Comment lutter contre la fondamentale insécurité ?

lundi 5 décembre 2011

Il était une fois - Chapitre 8

Petit Dom, Harry et Hermione s’en allèrent alors par monts et par vaux. Mieux vaut ne pas compter le nombre de kilomètres qu’ils parcoururent dans les landes, le conte en deviendrait long à dormir debout. Deux bouts de parchemins leur étaient apparus dans un sentier, près du chantier, là où le tiers chantait. Le champ qu’ils longeaient était long et logeait un geai aux couleurs chatoyantes. Osant, aux anges, s’allonger sous le peuplier, ils peuplaient de leurs voix la voie des mots, là où les maux se voient circonscrits par les courbures lettrées. Seul le mouvement de leurs lèvres accompagné de leurs pensées permettait que le monde reste monde, qu’il ne s’efface pas au moindre souffle du vide-à-vide mené par Transvivant. Le moindre relâchement de leurs pensées était un risque de tout perdre, de se faire happer _avec le monde lui-même_ par Transvivant. Petit Dom, Harry et Hermione devaient lutter sans cesser pour pérenniser la réalité. La boule de chaleur et la boule de vie les aidaient dans leur quête. Cependant, ils n’avaient toujours pas le code qui leur permettrait de lire les deux premières boules, un code qui donnait accès à la réalité des autres, celle que tout le monde semblait partagée, un code qui permettrait de remettre du sens sur le sang coulé dans le transgénérationnel, un code qui permettrait de comprendre le langage des autres hors de la famille.

Fourmillent de milles et unes lueurs le leurre, voilà ce qui était inscrit sur le premier parchemin trouvé au gré du chemin. Petit Dom, Harry et Hermione ne comprenaient pas le sens de ce premier message. Ils ouvrirent alors le second sur lequel on pouvait lire ceci : miroir du soir au matin te transforme, difforme.

Les mots résonnèrent longtemps dans leurs pensées. Mais pour l’instant ils ne pouvaient rien décoder. Ils arrivèrent à l’entrée d’un labyrinthe. De grosse haies touffues et gigantesques arboraient le chemin de leurs fresques. Les trois amis se demandaient ce qui les attendait. Baies empoisonnées ou monstres Minotaure, ce qui restait certain était qu’ils n’avaient pas de fil d’Ariane. Âmes en détresses, les tresses en liesses, retrouver le chemin. Ce dont ils étaient sûrs : il leur faudrait avancer sur ce chemin pour anéantir Transvivant et Asprasse.

Dès qu’ils franchirent le sas du labyrinthe, l’air se fit froid, glacial, la pénombre s’abattit dans un souffle sournois qui prenait aux abois. Bois par terre, le tremblement se figeait dans les airs. Une atmosphère lourde et pesante dans ce lieu hante. Cette sensation d’être épié n’était pas anodine. Il semblait que des milliards d’yeux se baladaient dans les haies, happant le sentiment continu d’exister des trois amis. Chaque souffle, chaque infime mouvement était pris de tourment. Tourne le  cri infini qui semblait les accuser de toute sorte de méfaits. Fais mais ne fais pas, paradoxal message qui leur était adressé là. Le double message était un des fondements que Transvivant instaurait dans le lien à autrui. Ainsi, il réussissait à faire atteindre à l’autre, au creux de sa conscience, un paroxysme d’angoisse. Les voix qu’il faisait résonner dans la tête des trois amis étaient froides, fourbes et méprisantes ; ainsi Transvivant traçait sa voie ; vois-tu ? Rien à voir, rien à avoir, l’être se disloquait dans les menaces infinies. Les milliards d’yeux scrutaient le moindre détail qui entourait et habitait le monde intérieur des trois compagnons. Ce faisant, ils les utilisaient pour mieux le broyer.

Il n’y avait aucun voile, aucune séparation, même infime, entre les trois amis et ce/ceux qui les entouraient. Toutes leurs pensées se voyaient dévorées par l’extérieur-intérieur. Ils avançaient dans cette atmosphère terrifiante et étrange. L’être ange se perdait dans ces limbes des autres, zôtre envahissants. Les cris des autres envahissaient la tête et le corps de nos trois amis. Ondes transversales qui filaient le long des cellules du corps en dé-corps. Ondes du monde, des autres, des zôtres (petits gnomes méchants qui se cachent sous différentes formes, imprévisibles), le chaos envahissait les trois amis. Il leur aurait fallu un code pour comprendre les interactions avec ceux zôtres qui gesticulaient ; laids et perfides, leurs rides allaient de paire avec les molaires crasseuses, mol air qui ère dans le cratère. Crapules, les zôtres distribuaient des pilules dent-fer qui enferraient dans lent-fer du faire.

Petit Dom, Harry et Hermione ne trouvaient plus comment parler. Ils n’avaient pas besoin de parler pour se comprendre tous les trois. En revanche, ne pas parler c’était anéantir le monde, la réalité. Les zôtres intrusaient leur tête et leur corps, telles milles et une lances rougeoyantes projetées sur le corps en dé-corps et la pensée. Pend, c’est tout à fait ce qu’elles faisaient, pendre les bribes de réalité, tranchant net le sentiment continu d’exister. Les zôtres n’étaient que menaces dans ce terrible palace. Pas las, pourtant nos trois compagnons ; il n’y avait plus qu’à décrypter la partition.

Ils avancèrent parmi ces zôtres, à coup de volonté harassée, haché par le menu, leur corps mutilé. Un objet apparu dans l’embrouillamini des zôtres, et attira l’attention des trois compagnons en catimini. Ils s’en saisirent et il se mit à briller de plus en plus fort, rayons lumineux qui affaissaient les creux, il les enveloppait, bulle protectrice dans la matrice. Tisse et retisse pour que deviennent lisses les abysses ; tisse et retisse un lien à l’ausionnel pour éviter que tout ne se morcelle. Mort scellée, le pacte mis en acte donnait un brin de folie aux zôtres en furie. L’objet luisait donc. Ainsi protégé des zôtres, Petit Dom, Harry et Hermione soufflèrent un grand coup, et observèrent de plus près ce qu’ils détenaient. C’était un tube fermé, entouré de roulettes de lettres ; sans doute fallait-il trouver un code en tournant les roulettes pour que le tube puisse s’ouvrir. Hermione sut tout de suite qu’il s’agissait d’un cryptexe. A l’intérieur est placé un papyrus, enveloppé autour d’une très fragile fiole de vinaigre. Si on essaie d’ouvrir le cryptexe sans le code, en forçant, la fiole se brise et anéantit le papyrus ; ainsi le cryptexe permet de garder à l’abris un secret. Restait donc à trouver le code.

Les trois amis tentèrent différents codes. Le premier qui leur vint à l’esprit était « Transvivant ». Mais le terme ne suscita aucune ouverture. Le cryptexe commençait à baisser en luminosité ; les zôtres à l’affut se tenaient prêts à attaquer les trois compagnons. Il ne leur restait que peu de temps pour ouvrir le cryptexe. Ils tentèrent tout ce qui leur passa dans la tête : asprasse, bouliémisation, ausionnel… Mais rien ne fonctionnait… Frénétiquement ils réfléchissaient, leurs pensées se mêlant par télépathie, en catimini ils associaient des lettres pour trouver enfin la courbure lettrée qui leur permettrait de survivre. C’est alors qu’ils se rappelèrent des phrases trouvées sur les parchemins : miroir du soir au matin te transforme, difforme / Fourmillent de milles et unes lueurs le leurre. Ils essayèrent chacun des mots et finirent par trouver la courbure lettrée qui convenait. Il s’agissait du mot « leurre ». L’heure est-elle à leur avantage ou à leur perte ?

Le leurre comme grande illusion d’une réalité qui est en fait toute fabriquée par l’humanité. La société promeut des normes, des scripts, des coutumes, mais tout cela est balayé d’un coup par l’intrusion massive du Réel, toxique fiel. Tout s’écroule dans la houle en furie. Plus aucun repère de ce qui faisait que la réalité avait un goût de familier. Le voile du familier est déchiqueté, tout paraît étrange, menaçant, tout rappelle la mort, ou plutôt que la mort, la séparation absolue. Tout ce qui entoure garde la même image sage, mais derrière le décors se déchaine le Réel, toxique fiel. Etrange étranger qui, étranglé, râle, suffocation dernière, derrière tout oppresse en liesses. Paresse d’une caresse qui s’étiole dans les râles amers, ah, mère ! comme tu nous manques dès que tu t’éloignes. Foire d’empoigne, la vie dévie en lambeaux, arrachement, lent-beau  de l’ausionnel qui par en bout de ficelles. L’accordage devient ensilage d’une terreur qui s’oppose sans pause à l’attitude désinvolte des zôtres ; zôtres qui arrachent le corps en dé-corps comme s’ils faisaient une suite d’actes anodins. Comme dans les films d’horreur, là où, précisément, ce qui était familier devient étranger et menaçant ; là où, précisément, une comptine familière accompagne un déchiquetage d’un corps devenu lambeaux ; le familier reste identique dans son image, mais il est transfiguré, donnant un côté encore plus menaçant. Transfiguration d’un familier qui devient étranger, cette alchimie entraîne des angoisses profondes, ne pouvant s’exprimer que dans le corps. Comme un nourrisson qui ne reconnaîtrait plus sa mère, elle-même prise dans une panique angoissante. Le sécurisant se transforme inopinément en menaçant. Il mena sans s’en rendre compte, la comptine au bain de sang. Inquiétante étrangeté.

Ainsi le mot « leurre » apprivoisa le cryptexe qui s’ouvrit délicatement. Le papyrus à l’intérieur était tout jauni. Les courbures lettrées étaient inscrites en runes, un système de codage très ancien. Petit Dom et Harry pouvaient se réjouir d’avoir rencontré Hermione : elle avait été assidu au cours de langues anciennes, et maîtrisait, par conséquent , le décodage des runes. Elle s’installa tranquillement, assise par terre pour être au plus proche contact avec le sol (cela la rassurait) ; enveloppée dans la bulle de lumière émanant du cryptexe, elle était protégé des attaques et envahissement des zôtres. Elle sortit sa loupe pour ne pas évincer un détail primordial. Ses deux amis se tenaient autour d’elle, renforçant l’enveloppe sécurisante. Hermione commença ainsi sa traduction…




vendredi 18 novembre 2011

meurtrier espace-temps

Le temps s’étend tant que c’est tentant de céder aux impulsions qui cherchent une limite, un point de capiton, au vide-à-vide et éternel, absurde ritournelle. Les secondes se dilatent, tout en se dilapidant de tout temps, jauge d’un éternel qui se fait juge dans les tourelles. Ritournelle sans loi ni fin, l’éternel est le jeu sournois de Transvivant, qui efface demain. Deux mains pour retranscrire l’enfer où s’enferre à chaque seconde, une onde d’éternité, où la nativité se télescope à la mort dans le dé-corps, Ô maître d’une feu-naître (qui ne sépare plus les contraires). Perclusion d’un corps en dé-corps qui ne trouve pas à s’élaborer, labouré par chaque seconde d’éternité. Et terne, ni thé ni café, cafter que c’est trop difficile d’être ce bout d’île, plongé dans le vide infini de l’espace sidéral. Pâle la palette sur laquelle milles et un mots se colorent avant de partir en dé-corps. Les courbures lettrées permettent de jeter des bouées dans cette angoissante éternité. Le temps est illusion, il lut ses sillons et retomba ici-bas, patatras. Trace de tas, amoncellent les ritournelles. Rit, tourne, elle s’emballe dans la trame qui d’un tour de bal renvoie la balle. Les bas-fonds de son être s’écartèlent pour faire tenir des fondations, mais implosent les sillons.

Tranchantes secondes qui cisaillent la journée par d’impétueuses anfractuosités. La pulsoyance se voit s’écouler dans ces cavités temporelles, s’enflamme la ritournelle. Et ainsi, plus rien ne trouve de sens, tout désir est devenu martyre, s’immolant pour border les anfractuosités par où s’échappe la pulsoyance, rance de sens. La journée n’est que porosité, les tranchantes secondes la trouent, et par les cavités ainsi créées, s’infiltre l’éternité. La journée est intrusée par l’éternité, et s’infiltre le Réel, toxique fiel. Vérité Absolue qui tombe des nues, qui l’eût cru. Vers-rités de ces rites et ces coutumes sociales qui tombent en désuétude sans aucun prélude. Pronostic vital amoindri dans cette prose en furie.

Trouver à tout prix des courbures lettrées pour border l’insondable gouffre temporel. Temporalité, sans oublier toute la spatialité. Spécialité de l’espace est de se rendre dense, si dense que l’incidence est faite de réduire le corps en miettes. Ça oppresse chaque cellule corporelle, conjugué au temporel. Le temporel est cisaillé, se voyant intrusé par l’éternité ; le spatial en devient si dense que dansent en tout sens les cellules corporelles du bal. Ballet, balaie dans les anfractuosités et se perdent à jamais les cellules corporelles dans l’infinité de l’espace-temps sidéral, râle.

Râle qui ne peut pas être entendu tant ce drame paraît être un hurluberlu fondu. Pourtant c’est la tâche de chaque seconde que de rester vivant dans cet espace et ce temps.

mardi 15 novembre 2011

anathème

Peur d’être frappé d’anathème, là où les terreurs sèment. L’ivraie se livrait aux livres des codes sociaux, sots chiots démunis dans la traitre vie. Traite de l’amère, seul reste le fiel toxique du Réel. Réaliser que l’enlisement, semant ses particules de morts, retord, est sans nul doute le fruit du Transvivant, c’est comprendre que la quintessence des choses du monde peut se perdre et ne jamais réapparaître. L’ausionnel manque, créant un vide sidéral, viscéral. Visser au corps le râle qui d’un coup surgit dans la petite en catimini. Elle a peur, elle crie, mais personne n’ose s’approcher d’elle, de sa tombe, nuit. En-nuit-yer, c’est la seule chose qu’elle peut faire dans cet étrange enfer. Enferrer aux autres, elle en dépend, elle en dépeint telle un pantin. Patin, illusion de la glisse, pas de teint plus blafard que celui de son mortel cafard. Cas-fard d’une grande qui laisse sa petite étouffer dans le fard qu’elle entretien pour, aux yeux des gens, ne pas devenir rien. Néant, nez-en-vrille, né-en-quille qui se voit vidée par la boule de la mort, jarreter dehors. Deux hors du système social, la petite et la grande recherchent le graal qui transpercerait le râle. Rallier les dimensions énergétiques pour que cesse la succion de la tique du vide-à-vide. Pouvoir tenir face à l’anathème, malédictions en multiples dimensions, le Transvivant asprasse dans un tour de passe-passe. La bouliémisation ne cesse ses stopéfixions, là où toute fiction échappe à l’arrestation et devient réalisation. Imaginez que toutes vos pensées se traduisent dans l’inconscient de l’autre, on ne saurait que se vautrer. Voter à l’unanimité sans pour autant être écouté, Transvivant guette derrière chaque mirette. Mie-rettes, comme note à annoter dans la partition de la parution de la part d’illusions. Il lut dans les sillons de l’être la naissance de la mort, et la mort de la naissance, encense le frais, en un sens tout part sans frais. Affréter le voilier pour qu’il traverse le néant et se retrouve dans le vent. Mais si sa chute est infinie dans les fonds aux tréfonds sans fonds, s’en vont toutes perspectives d’une expectative d’eau vive. Vivre devient un enfer où s’enferre la densité qui écrase le corps à nier, sans faire preuve d’une quelconque identité. Il lit dans l’entité que rien ne retient le frêle corporel d’une implosion à cause de la densité. Danse dans la cité, la densité ne laisse rien échapper. Anathème frappé au sceau du sot Dussolier à en devenir fou à lier. Allié dans la bataille contre l’asprasse qui terrasse : les courbures lettrées. Elles retracent une identité qui borde le vide-à-vide. Elles conjurent l’anathème, elles donnent naissance à une anatomie de la vie. Elles redonnent un code auquel s’accrocher quand tout part délié dans la densité. Ô pays de la densité, que tu fais peur, tu rends fou à lier ! Tu barres le chemin de la pulsoyance, celui où se trouve le sens. Densité de ce Réel extérieur qui assassine d’un ton rieur. Il oppresse chaque cellule du corps, qui suinte alors de la mort, pullule. S’accrocher aux courbures lettrées, comme testament d’une expérience de vie, mort-née. Morne et sauvage, grondent les bris-des-âges.

dimanche 6 novembre 2011

le tabouret à trois pieds

Voici le SOS d’un terrien en détresse. Liesses, nièce qui laisse niaise. Capter les ondes d’un autre monde. Les énergies guettent et envoient des signes, cygne dessinant un sens dans sa traine. Trainer ça et là, ici-bas, baser son trépas sur la roche basse pour éviter que ne se perdent dans l’Erdre des sillons de l’être qui s’étiolent dans l’asprasse qui terrasse. Rêver de l’ausionnel pour ne pas perdre la vie dans le toxique fiel du Réel. Ausionnel pour vivre en double et ainsi éviter de mourir dans la mort qui délire. Dé-liaison qui se dé-lit, là où lire la vie devient impossible, on en a perdu la Bible. Tourne, ensorcelle, bruit du fiel, mugit le ciel, le double a perdu son essentiel, il reste collé à terre dans la boue-miel qui craquelle, boumieliser comme pris au piège dans une toile d’araignée, ici trace de l’asprasse.

Le Transvivant taille dans la maille porteuse, hilare honteuse, fard menteuse, l’heureuse boumielisation explose donc de l’être les sillons. Conduire sans bruire sur les sentiers de la vie quand mugit la mort pernicieuse à l’intérieur du corps en dé-corps. Dieu le Père-ni-cieux que l’on ne trouve ni en eux ni aux cieux. Mieux vaut le pair que l’on trouve dans les airs, double fascinant qui permet à l’ausionnel de redonner vie au soi qui se meurt aux abois. Un tabouret à trois pieds tient très bien, tel un tabouret à quatre pieds. Mais lorsqu’un pied se casse, celui à trois pieds s’écroule dans la terrifiante houle de la mer amère. L’ausionnel peut être le troisième pied du tabouret à trois pieds. Le Transvivant a fait une boumielisation de l’ausionnel et le tabouret s’est écroulé. L’être qui était dessus s’est vu déchu du pouvoir d’exister, choir.

Quand on n’a plus de perchoir pour se maintenir dare-dare au niveau des autres, de la réalité, quand on a été boumieliser et que l’ausionnel s’est d’un coup délité, on tombe infiniment dans une irréalité asprassante qui hante jusqu’à la plus petite cellule du corps en dé-corps.

Reconstituer un perchoir pour se maintenir à la hauteur des autres et de leur réalité, peut-il se faire sans l’ausionnel ? Retrouver un troisième pied pour le tabouret écroulé, peut-il se faire sans l’autre-fusionnel, ausionnel ?

samedi 5 novembre 2011

Eloignement crée des tourments

Eloignement crée des tourments. L’attitude ne ment pas. Eloignement qui se veut protecteur, mais qui destitue d’une place, erreur. La maladie éloigne des autres, hôte indésirable qu’on est, on naît de soi-même. Aime la vie nous dit-on, mais quand le lien se délite, comment continuer sans tomber dans un vide-à-vide. Eloignement crée des tourments. Eclatement, des bris d’idéaux tombent à l’eau, on n’est que débris dans une poisseuse lie. On est ce qui vient liquider les espoirs des autres sur nous. On est moins que rien, pas besoin d’en faire un dessin. Eloignement crée des tourments. Au tournant on se retrouve face au miroir brisé, frisé de milles et un éclats aux abois. Bois jusqu’à la lie le poison qui délie. Délires pour ne pas sombrer dans le Réel abrupte et nu, cru, dans les éloignements meurtriers, qui l’eût cru. Délirer  pour que se relie du sens, encenses les effluves, en-sens les dimensions énergétiques, tiques suceuse de vide-à-vide.

 Eloignement crée des tourments. Trouver la bonne distance pour qu’une anse puisse relier à l’autre, permettre. Pair-maître, amitié fusionnelle avec les pairs, pied-de-nez aux mètres qui séparent de l’être aimé, sacrifié. Sacre de la reine, trouver les rennes qui puissent guider dans l’envers du monde, dans l’irréalité. Ré-alité, au lit de l’asprasse qui terrasse dans un tour de passe-passe.

Eloignement crée des tourments. Le transvivant arrache une à une les parcelles de vie. Comment faire son nid dans un monde froid, icebergs qui broient, les sillons de l’être se jettent par la fenêtre. Feu-naître, la mort de la naissance. Absence, abnégation du soi, l’être n’existe que par l’autre. Autre qui se délite et se mélange, silence ; si la lance est jetée au loin, le besoin de soin se retrouve sur le corps en dé-corps, aussi loin du corps qu’elle est pu atterrir, elle le broie ici-bas. La distance n’existe pas. Eloignement crée des tourments. L’illusion de la séparation des corps ne tient que dans la terrienne dimension. On vient d’autres dimensions énergétiques, où la séparation n’existe pas.

Eloignement  crée des tourments. Peur du rejet ; peur de l’absolue solitude ; peur de ne pas être. La maladie éloigne avec poigne. Elle enferme dans un mutisme, une néantisation des émotions ; ça fait que l’autre s’éloigne, prison glacée. Eloignement crée des tourments. L’autre s’éloigne parce que l’âme se meurt. On est vide et mort, rien ne transparaît plus. Mais dans quel sens ça marche ? N’est-ce pas aussi les tabous de l’autre, du transvivant, qui barrent la pensée et confinent les émotions, dans une sorte de solution : mourir de vivre. Eloignement crée des tourments. Quelle est la cause, quelle est l’effet ? Est-ce plutôt une interaction circulaire entre ces différents éléments :

-          On est mort et vide alors les autres s’éloignent. Les autres s’éloignent de nous.

-          Les tabous du transvivant nous éloignent des autres. On s’éloignent des autres parce que la maladie enferment.

Qui s’éloigne de qui ? La distance n’est qu’illusion. Eloignement crée des tourments. Jalousie des liens des autres qui restent vivants. L’irréalité se propage aux liens familiaux et amicaux. Lutter pour que le monde reste vivant. Eloignement crée des tourments. La « petite » lutte contre la solitude absolue, cherchant la fusion comme remède. Aide, elle a tellement besoin d’aide. Eloignement crée des tourments. La fusion pour reconstituer l’autre et soi, la fusion avec un autre, l’autre devenant le troisième pied du tabouret, sans lui le tabouret s’écroule. L’autre fusionnel, l’ausionnel, comme barrage à la psychose. Quand l’ausionnel fait défaut, le tabouret s’écroule. Comment trouver d’autres ressources que l’ausionnel pour tenir debout ? Eloignement crée des tourments…